Je me suis arrêtée avant de tomber…

c’était en 2010… Mon esprit devenait de plus en plus embrouillé, mes capacités intellectuelles diminuaient, mon corps fatiguait, je me sentais usée,… cela faisait déjà un moment que je ne trouvais plus le sens de mon travail, sauf qu’il fallait assurer… Les compères burn-out et brown-out entrouvraient la porte de ma forteresse…

Aujourd’hui j’ai à cœur d’accompagner les personnes avant qu’elles ne tombent ou dans leur phase de re-construction.

Il est délicat de parler de burn out, de brown out ou de bore out... cela vient directement toucher à l’estime de soi, à l’image que l’on donne de soi.

Les trois sont parfois très proches, parfois entremêles (particulièrement dans les populations HPI), se succèdent aussi dans certains cas. Essayons d’y voir, un peu, plus clair….

La première étape pour limiter les risques est de prendre conscience de sa situation et d’apprendre à se connaître, se poser les vraies bonnes questions, et même (surtout) celles auxquelles on ne souhaite pas répondre.

 

Burn out, de quoi parle-t-on ?

Le burn-out est un syndrome responsable d’un mal-être général, dont l’origine est le plus souvent attribuée à la vie professionnelle. Le syndrome d’épuisement professionnel (ou « burn out syndrom » selon la dénomination anglo-saxonne, du
verbe « to burn » : brûler, se consumer) est défini par l’Organisation mondiale de la santé comme « un sentiment
de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ». Cet état est comparé à une bougie qui brûle petit à petit jusqu’à s’éteindre. L’épuisement se produit insidieusement. Pour corriger une situation qui se dégrade (physiquement et psychologiquement), le travailleur opte souvent pour un investissement encore plus grand dans son travail, jusqu’à l’épuisement. Cette marche « à vide » peut durer des années. Le déni est typique de l’épuisement professionnel, ce dernier étant souvent vécu comme un aveu d’échec.

Aussi je rassure mes clients en leur disant que le burn out est souvent la marque d’un grand engagement, je ne rencontre pas de personnes ayant fait un burn out qui soient peu investies ou peu engagées. 

Le terme, désormais entré dans le langage courant, est utilisé parfois à tort et à travers, signe que les contours de sa définition sont encore mal définis. Même au sein de la communauté médicale, la signification du «syndrome d’épuisement professionnel» divise. Certains pensent qu’il s’agit d’une maladie physique, d’autres une maladie mentale, ou même qu’il ne s’agit pas d’une maladie à part entière mais plutôt une sous-catégorie de la dépression.

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En 1981, la psychologue américaine Christina Maslach met au point le Maslach Burnout Inventory (MBI), un questionnaire encore utilisé aujourd’hui pour diagnostiquer le burn-out. Questionnaire de Maslach

«Le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas considéré comme une maladie. Il se rapproche d’autres situations telles que la souffrance au travail ou les effets du stress lié au travail» – Haute Autorité de Santé

La Haute Autorité de Santé (HAS), qui a publié un rapport sur la question en 2017 estime pour sa part que le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas une maladie et préfère parler d’un syndrome. Celui-ci regroupe un ensemble de symptômes caractéristiques d’une maladie ou d’un état clinique différent de la norme. Une proposition de loi visait à reconnaître le burn-out comme une maladie professionnelle, mais elle a été rejetée par l’Assemblée nationale en février 2018.

 

Symptômes psychologiques et physiques du Burn out 

  • Surinvestissement apparaît, parfois suivi d’un désinvestissement
  • Irritabilité marquée, colères spontanées, pleurs fréquents
  • Attitude cynique et sentiment de frustration
  • Sentiment d’être incompétent, Sentiment d’échec
  • Goût de s’isoler
  • Baisse de confiance en soi
  • Anxiété, inquiétude et insécurité
  • Difficulté à se concentrer, pertes de mémoire
  • Difficulté d’exercer un bon jugement, indécision, confusion
  • Pensées suicidaires, dans les cas les plus grave
  • Fatigue persistante
  • Parfois, des douleurs, selon les fragilités individuelles : maux de dos, douleurs musculaires, migraines, etc.
  • Problèmes digestifs, ulcères d’estomac
  • Sommeil perturbé
  • Problèmes cutanés
  • Perte ou gain de poids

 

Article Challenges : La France en état d’urgence face aux risques de Burn Out

Article Challenge : Il y a un gros problème de management à la française

 

Et le Brown out késako ?

Le Brown out est directement issu du burn-out – qui correspond à l’épuisement professionnel –, le brown-out, se traduit littéralement par une baisse de courant. Le malaise, voire la douleur, sont ressentis suite à la perte de sens de ses objectifs de travail et à l’incompréhension complète de son rôle dans la structure de l’entreprise. Un salarié atteint de brown out est un salarié qui n’a plus aucune énergie pour faire ce qu’il fait, pour la bonne et simple raison qu’il ne donne plus aucun sens à sa tâche, voire qu’il considère sa tâche comme étant à l’opposé de ce qu’il conviendrait de faire, selon lui. Il se sent perdu, désespérant de voir son poste jouer un véritable rôle. Les secteurs les plus souvent touchés sont les ressources humaines et les domaines financiers

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Le brown-out est difficile à déceler, puisque contrairement au burn-out, le salarié reste fonctionnel et est capable d’accomplir ses tâches, en apparance. Alors, pour savoir si l’on est atteinte de cette pathologie, il faut se poser les bonnes questions :

  • Est-ce-que mon travail a du sens ?
  • Est-ce-que j’ai le sentiment d’être inutile au travail ?
  • Est-ce-que j’effectue des tâches sans comprendre leur utilité et leur finalité ?
  • Est-ce-que je souffre de plus en plus de cette situation ?
  • Est-ce-que je suis moins attentif.ve ?
  • Est-ce-que j’ai perdu mon sens de l’humour ?

Symptômes du Brown out

La perte de motivation est donc le symptôme numéro 1 du brown out. Le salarié traîne les pieds, procrastine, refuse de s’investir, s’ennuie en réunion. Il ne manifeste aucun intérêt pour ce qu’il fait, même s’il y passe du temps. Il a l’impression de s’être perdu en chemin, et ne sait même plus quelle orientation donner à sa carrière. Finalement, même sa vie familiale et sa vie sociale finissent par pâtir de ce désintérêt pour la vie professionnelle. Ce désintérêt se manifeste aussi par un absentéisme important et régulier : si avant, un rhume ne l’empêchait pas de venir au travail, désormais il enverra un certificat d’arrêt de travail. D’ailleurs, un salarié en brown out a tendance à tomber davantage malade.

De plus en plus d’articles sont consacrés au Brown-out

Article Harvard Business Review

Quid du Bore Out ?

De l’expression anglaise « bore out » (venant elle-même du nom anglais « boredom » dont la traduction française est  » ennui « ), le bore-out est une pathologie engendrée par l’ennui au travail et pouvant conduire à des troubles mentaux graves tels que la dépression ou le suicide. Il est également appelé en France « syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui ». C’est donc le contraire du burn out. Alors que le burn-out, ou épuisement professionnel lié à un trop plein d’activité, fait l’objet d’une lente démarche de reconnaissance en tant que maladie professionnelle, l’ennui au travail demeure tabou. Pourtant, occuper un poste où il n’y a rien à faire peut devenir un supplice. Car derrière l’oisiveté au bureau se cache un véritable manque de stimulation intellectuelle, très dévalorisant et paradoxalement, très stressant. Une souffrance qui peut dépasser le cadre psychique.

Ici c’est donc l’absence de tâches signifiantes, plutôt que le stress (Burn out) ou le manque de sens (Brown out) qui constitue le principal problème du travailleur.

Symptômes du Bore Out

Les premiers symptômes du bore-out sont les sentiments de démotivation, d’anxiété, d’isolement, de culpabilité et de tristesse qui surviennent dans le cadre professionnel. Sur le long terme, va s’installer le bore-out avec un fort sentiment de dévalorisation de soi pouvant entraîner une déconstruction de la personnalité et des chutes dépressives.

  • Démotivation constante par rapport au travail. Désintérêt pour son travail
  • Erreurs à répétition
  • Lenteur dans les tâches effectuées
  • Sentiment de fatigue
  • Isolement par rapport à ses collègues de travail
  • Fait de se sentir frustré, sous-évalué ou inutile

A l’heure actuelle, le bore out n’est pas considéré comme maladie professionnelle par le droit français.

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