Je me suis arrêtée avant de tomber…

c’était en 2010… Mon esprit devenait de plus en plus embrouillé, mes capacités intellectuelles diminuaient, mon corps fatiguait, je me sentais usée…

Aujourd’hui j’ai à cœur d’accompagner les personnes avant qu’elles ne tombent ou dans leur phase de re-construction.

Il est délicat de parler de son burn out, cela vient directement toucher à l’estime de soi, à l’image que l’on donne de soi. Aussi je rassure mes clients en leur disant que c’est la marque d’un grand engagement, je ne rencontre pas de personnes ayant fait un burn out qui soient peu investies ou peu engagées.

 

De quoi parle-t-on ?

Le burn-out est un syndrome responsable d’un mal-être général, dont l’origine est le plus souvent attribuée à la vie professionnelle. Le syndrome d’épuisement professionnel (ou « burn out syndrom » selon la dénomination anglo-saxonne, du
verbe « to burn » : brûler, se consumer) est défini par l’Organisation mondiale de la santé comme « un sentiment
de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ». Cet état est comparé à une bougie qui brûle petit à petit jusqu’à s’éteindre. L’épuisement se produit insidieusement. Pour corriger une situation qui se dégrade (physiquement et psychologiquement), le travailleur opte souvent pour un investissement encore plus grand dans son travail, jusqu’à l’épuisement. Cette marche « à vide » peut durer des années. Le déni est typique de l’épuisement professionnel, ce dernier étant souvent vécu comme un aveu d’échec.

Le terme, désormais entré dans le langage courant, est utilisé parfois à tort et à travers, signe que les contours de sa définition sont encore mal définis. Même au sein de la communauté médicale, la signification du «syndrome d’épuisement professionnel» divise. Certains pensent qu’il s’agit d’une maladie physique, d’autres une maladie mentale, ou même qu’il ne s’agit pas d’une maladie à part entière mais plutôt une sous-catégorie de la dépression.

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En 1981, la psychologue américaine Christina Maslach met au point le Maslach Burnout Inventory (MBI), un questionnaire encore utilisé aujourd’hui pour diagnostiquer le burn-out. Questionnaire de Maslach

«Le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas considéré comme une maladie. Il se rapproche d’autres situations telles que la souffrance au travail ou les effets du stress lié au travail» – Haute Autorité de Santé

La Haute Autorité de Santé (HAS), qui a publié un rapport sur la question en 2017 estime pour sa part que le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas une maladie et préfère parler d’un syndrome. Celui-ci regroupe un ensemble de symptômes caractéristiques d’une maladie ou d’un état clinique différent de la norme. Une proposition de loi visait à reconnaître le burn-out comme une maladie professionnelle, mais elle a été rejetée par l’Assemblée nationale en février 2018.

Symptômes psychologiques

  • Démotivation constante par rapport au travail. Souvent un surinvestissement/désinvestissement apparaît.
  • Irritabilité marquée, colères spontanées, pleurs fréquents
  • Attitude cynique et sentiment de frustration
  • Sentiment d’être incompétent
  • Goût de s’isoler
  • Sentiment d’échec
  • Baisse de confiance en soi
  • Anxiété, inquiétude et insécurité
  • Difficulté à se concentrer
  • Pertes de mémoire
  • Difficulté d’exercer un bon jugement
  • Indécision, confusion
  • Pensées suicidaires, dans les cas les plus grave

Symptômes physiques

  • Fatigue persistante
  • Parfois, des douleurs, selon les fragilités individuelles : maux de dos, douleurs musculaires, migraines, etc.
  • Problèmes digestifs, ulcères d’estomac
  • Sommeil perturbé
  • Problèmes cutanés
  • Perte ou gain de poids